Coup de gueule sur la crise d’adolescence du monde du jeu


Ado meeple

 

Le monde du jeu qui grandi de façon exponentielle depuis un peu moins d’une  vingtaine d’années est en train d’essayer de se trouver une identité. C’est un moment très important dans la vie d’une « jeune personne », cela influencera le reste de sa vie d’une façon ou d’une autre. Alors quel sont les symptômes de cette crise pour et ce qu’on doit faire pour aider ce monde du jeu ?

Tout d’abord le monde du jeu c’est compartimenté. Nous avons plus ou moins 10 « familles » de jeux différents, du jeu européen aux wargame en passant par l’Ameritrash, le jeux familiale, le jeu abstrait, etc… Avant d’aller plus loin, voici des exemples pour chaque famille :

– Ameritrash (un terme que je n’aime pas) : Zombicide, Claustrophobia, …

  • Européen : Agricola, l’âge de pierre, …
  • Wargames : Clash of Empires, Age of Ravens, …
  • Jeux de famille : Uno, 1000 bornes, …
  • Jeux abstraits : Quarto, Qwirkle, …
  • Jeux de dés : Dice town, King of Tokyo, …
  • Jeux de stratégie : Stratego, Risk, …
  • Party games : Bluff party, Concept, …
  • Jeux de collection : Star Wars Miniatures, Heroclicks, …
  • Jeux de rôles : D & D, Pathfinder, …

Voilà un peu d’éclaircissement au sujet des familles de jeux. Et bien non, cela n’éclaircis rien !! Bien au contraire, certains de ces jeux peuvent entrer dans différentes familles !! Ce genre de compartimentation créé du snobisme et bien sur des snobes. Rien que l’utilisation d’un mot comme ameritrash (poubelle américaine) est très péjoratif ! Certaines personnes du monde du jeu ont décidé de juger d’autre jeux et certain ont une parole qui porte à cause de leur position médiatique au sein de ce monde du jeu. Alors je dit: attention qui sommes nous pour dénigrer certains jeux ou même certains créateurs de jeux !  Bien sur certain jeux ne sont peut être pas de grands jeux, mais nous avons tous des attentes différentes en ce qui concerne ce sujet. Nous devons penser aux créateurs, aux illustrateurs et à toutes les personnes derrière ces jeux qui ce font traîner dans une sorte de boue. Je crois fermement que chaque jeu peut faire le bonheur de quelqu’un. Alors voici une des actions que nous pouvons prendre : Soyez votre propre juge à propos de ces jeux, ne dites pas : « ce jeu est nul » mais plutot, « je n’aime pas ce jeu ».  Il y a toujours une ludothèque près de chez vous, un café ludique ou une boutique avec des jeux ouverts pour que vous puissiez les essayer.

Un autre symptôme de cette crise est plus un problème d’argent de poche de l’adolescent. Certains distributeurs ont décidé que ce marché, en pleine essence, été lucratif, une poule aux oeufs d’or.

Il est difficile de trouver tous ces jeux dans un marché où si vous n’êtes pas bien distribué par une grande compagnie, vous vous retrouvez à peine sur les étalages de petites boutiques et comme vous n’avez pas de « grand » éditeurs, pas de communication, de promotion. Certains distributeurs forcent les boutiques a acheter un montant minimum de leurs jeux ! Quand une petite boutique doit acheter 400 euro de jeux d’un distributeur alors que celui-ci ne veut qu’acheter les derniers nouveaux jeux ! Cela devient très lourd financièrement pour certaines boutiques et donc ces mêmes boutiques n’ont pas toujours une sélection adéquate et se retrouve avec parfois plus de 1000 euro en moins à leur trésorerie ! Il faut en vendre des jeux pour « retomber sur ces pieds » . Alors où va-t-on ? Cela me fait penser au marque de parfums et produits de beauté qui ont des présentoirs si imposant que si vous êtes trop petit pour accueillir ces présentoirs vous ne pouvez pas accueillir la marque !

Certaines personnes influentes du monde du jeu pensent aussi qu’il y a trop de jeux sur le marché, mais qui sont-ils pour empêcher quelqu’un de créer un jeu ? On sait tous très bien qu’ils ne font pas cela pour en vivre (même si ils souhaitent tous en vivre), mais par passion, pour partager une idée et un moment avec d’autres joueurs. Ce que ces personnes influentes devraient utiliser leur énergie et leur temps, ces à trouver une solution une distribution des jeux en un plus grand nombre et dans un plus grand rayon de distribution.

Tout ce qui concerne les jeux est réservés aux joueurs, pas forcément au reste de la population. Ce que je veux dire par cela c’est que par exemple, les magasines de jeux (pour exemple : Plato, Spielbox, etc.) ne sont pas vendus chez votre libraire donc si vous ne connaissez pas l’existence de ceux-ci, bonne chance. Les 3/4 des nouveaux jeux ne sont vendus que dans des boutiques spécialisées ou sur des sites également spécialisés. Comme je l’ai mentionné dans l’article sur le Monopoly, encore beaucoup trop de personne ne connaissent pas d’autre jeux à part le Monopoly, Cluedo ou le Scrabble.

Alors bien sur, tout n’est pas négatif ! Par exemple: certaines initiatives sont prises par des passionnés, les animateurs de ludothèques, les organisateurs de salons de jeux de société, des organisations comme par exemple ‘Casual Game Revolution’. Mais il reste encore beaucoup à faire.

Il est temps de se ressaisir et d’aider ce ‘jeune adolescent’ à trouver une bonne voie. Faut-il rappeler que les jeux de société sont là pour regrouper plusieurs personnes dans un esprit convivial afin de passer un bon moment ! De nos jours où à cause de la technologie et des difficultés financières du moment, nous avons vraiment besoin que ces jeux ce démocratisent. Alors arrêtons ce snobisme ridicule, développons une distribution plus vaste et facile et aidons à notre niveau à promouvoir le jeu de société au sein de nos communautés.

 

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3 réflexions sur « Coup de gueule sur la crise d’adolescence du monde du jeu »

  1. Merci à toi pour cette vision du monde du jeu.

    Néanmoins, je vais faire une critique de ta propre critique. Outre l’orthographe (tout le monde n’est pas Bernard Pivot, passons) et le ton agressif (que je désapprouve si on veut mener un débat constructif), il y a tout un tas d’idées avec lesquelles je ne suis pas du tout d’accord.

    Tout d’abord, tu amènes toi-même la classification en familles que tu détruis ensuite. En général, ce genre de famille n’est utilisée que par des joueurs qui ont l’habitude des jeux, et qui les utilise comme un moyen rapide de classer les jeux, afin de rendre la masse de jeux produite plus compréhensible (bonne chance pour traiter de manière brute sans classement les 800 jeux annuels). Pour le grand public, on utilise plutôt quelques catégories qui caractérisent la difficulté et la longueur du jeu plutôt que les mécaniques ou le style en place (party game, familial, expert,…). Enfin, si on veut aller dans le détail, il manque aussi des catégories à ta liste : le stratégie est très vague, il manque les jeux d’ouvriers, de placement, de négociation, de développement, les jeux de cartes évolutifs,…

    D’autre part, tu critiques les pratiques de certains éditeurs ou distributeurs vis à vis de leur politique commerciale. Malheureusement, effectivement, c’est un secteur commercial, et donc, les gens veulent faire du business. Parfois de manière très transparente sur ce qu’il font, parfois pas. Il ne tient qu’aux boutiques de refuser les pratiques douteuses ou abusives des distributeurs. J’en connais quelques unes qui s’y refusent d’ailleurs. Il est dommage que les personnes vivant du travail de ce distributeur, en amont, pâtissent de ce genre de pratique je suis d’accord, mais dans ce cas là, il faut envisager la possibilité de travailler avec des gens plus corrects.

    Si certaines personnalités constatent que trop de jeux sortent, je pense qu’il ne s’agit pas d’une volonté de faire moins de jeux, mais surtout de faire moins de jeux dispensables. Quand un éditeur sort 2-3 jeux qui se ressemblent fortement en changeant le thème, ou légèrement la mécanique, je trouve qu’il y en a un ou deux de trois. Il n’est pas question d’empêcher qui que ce soit de faire ou d’éditer un jeu, mais plutôt de réfléchir à l’évolution d’un marché. On peut décider d’inonder le marché de jeu, ce qui aura tendance à générer beaucoup de jeux moyens et peu mis en lumière, ou de restreindre la production, pour tenter de faire les meilleurs jeux possibles, et permettre une promotion et une couverture plus adéquate. A ce sujet, la philosophie de Days of Wonder de ne sortir qu’environ 2 jeux par an est assez intéressante et exemplaire, vis à vis d’un Queen Games, qui sort dans la rapidité et dans la masse, tout en cassant les prix.

    Enfin, pour conclure mon avis, je ne suis pas aussi pessimiste que toi. De nombreuses initiatives à destination du grand public s’organisent, et on commence même à parler dans la presse généraliste du secteur du jeu. J’en veux la preuve plusieurs sujets aux journal télévisé belge (RTBF et RTL) sur le salon d’Essen, ainsi que des articles de presse écrite et web sur le jeu, des éditeurs, des auteurs,… En Belgique, nous avons d’ailleurs depuis quelques années déjà l’un ou l’autre reportage télé sur la société Repos Prod, et cette année sur Pearl Games. Sans compter la qualité des sélections de Noel/St Nicolas qui s’améliorent d’année en année (mis à part l’une ou l’autre bouse).

    Bref, désolé pour la tartine, mais ton article m’a fait réagir, et je me devais de rectifier le tir. Je trouve les critiques infondées, sachant les efforts fait par le secteur pour s’ouvrir, et pour garder une certaine transparence vis à vis du fonctionnement, et des pratiques.

    Si tu veux poursuivre la discussion, n’hésite pas à me recontacter.

    Cordialement,

    Arnaud

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    1. Merci mille fois pour ton commentaire. Encore une fois, je suis désolé pour l’orthographe. D’être entre les Etats Unis et la France mon orthographe en souffre.
      À propos du ton «agressif» même si involontaire. J’ai écris ce petit coup de gueule pour générer une discussion au sujet du monde du jeu de société.
      Concernant la classification des jeux, comme je l’ai mentionné, ce n’était qu’un exemple et c’est pour montrer qu’on peu se perdre dans toute cette classification si on est étrangé aux jeux ‘ modernes ’.
      Je suis ravi de savoir qu’en Belgique les choses bougent au niveau de la communication sur le monde du jeu. Je ne suis pas pessimiste mais ‘gonflé à bloque’ pour faire passer le mot sur le monde du jeu. Ici et j’en veux la preuve avec le tout dernier segment de TF1 sur les jeux de société qui n’a parlé que du Monopoly et de Cluedo les choses bougent très lentement. Combien de fois lorsque je parle à des personnes en ville ou en campagne sur les jeux de société, je constate un énorme faussé entre ce qu’ils connaissent et ce qui se passe.
      Alors encore une fois merci d’intervenir ! Si tu veux partager des avis ou des articles sur ce qui se passe par exemple en Belgique, n’hésite pas.

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      1. Je t’en prie, je voulais juste pointer ces deux éléments qui m’avaient sauté aux yeux en te lisant, et je comprend que c’est involontaire.
        J’ai également lu un article de conseils jeux qui m’a fait bondir, rédigé par une journaliste de TF1, avec à peu près aucun jeu de société moderne.
        Concernant une telle revue de presse, il y a pas mal de choses qui tournent sur le groupe « jeux de société – belgique » sur Facebook. Je l’anime de temps en temps d’articles, et d’autre membres en font autant!
        Tu peux t’y joindre si tu le souhaites 😉

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