7 questions à Pierre Burtel


 

Pierre Burtel
Pierre Burtel

Aujourd’hui j’ai posé les 7 questions à une personnes qui porte 2 chapeaux dans le monde du jeu. Le premier est celui de créateur de jeux et le second est d’éditeur de jeux. Ce père de famille qui vit et travaille à Paris dans l’immobilier, a créé des jeux pour les plus jeunes d’entre nous mais pas uniquement et il s’est autoédité ce qui n’est pas toujours facile.

C’est Pierre Burtel que j’ai eu la chance de rencontrer au Spielwarenmesse 2014 de Nuremberg et au festival des jeux de Cannes. il est le manager des éditions Rosebud et le créateur de Smart Memo, un mémory game à partir de 5 ans. Biduletruc un jeu d’association de mots et bien sûr, Puzzle Battle, un jeu de bataille de puzzle de 5 à 95 ans qui donne une dimension ludique à l’assemblage d’un puzzle et surtout qui permet une interaction entre les joueurs. Un jeu idéale pour ceux qui aiment les puzzle et qui peut faire jouer toute la famille ! Pierre a même créé des version surdimensionnées pour les associations ou écoles.

Nouvelle boite de Puzzle Battle
Nouvelle boite de Puzzle Battle

Voici donc les 7 questions à Pierre Burtel.

1 – Quel âge aviez-vous lorsque vous avez joué à votre premier jeu de société et qu’était-il ?

« Je pense que c’était le Mille Bornes, mais je ne me souviens plus quel âge j’avais exactement… peut-être 7 ou 8 ans. »

2 – Pourquoi et comment avez-vous décidé de créer des jeux ?

« J’étais créatif en agence de publicité et de marketing services. Je me suis dit que je pouvais peut-être mettre en forme par moi-même mes idées. Les jeux se sont imposés à moi. Je ne me suis pas dit ‘je vais créer des jeux’, j’ai eu des idées que j’ai concrétisé mais elles sont venues comme ça, par hasard. »

3 – Quel sont vos 3 jeux de société favoris et pourquoi ?

« Zombicide, Citadelles et l’Ile Interdite. Zombicide : la première fois que j’ai joué, cela a duré 3 heures et je n’ai pas vu le temps passer. Citadelles : j’ai un fils de 7 ans qui me harcèle pour y jouer. L ‘Ile Interdite pour le côté purement coopératif et en même temps ce jeu est tellement d’actualité que si cela peut faire réfléchir les personnes qui y jouent et s’il arrive à sensibiliser les plus jeunes sur le dérèglement climatique, là on dépasse le rôle premier d’un jeu et c’est ça qui le rend fort. »

 

4 – Pour vous quelle est la meilleure combinaison pour créer un jeu à succès ?

« Je ne sais pas. On ne sait pas ce qui va faire le succès d’un jeu et d’abord, qu’est-ce qu’un jeu à succès ? Un jeu qui va être réimprimé 2 ou 3 fois et vendu à 6000 ex les 6 premiers mois ? Un jeu qui va s’inscrire dans le temps ? Un jeu intergénérationnel ? Un jeu traduit en 18 langues ? Et puis, ça dépend d’abord de la cible ! »

5 – Comment procédez pour créer un jeu ?

« Je fais des prototypes que je teste avec des enfants de 5 à 12 ans, et avec des parents. Un jeu, c’est comme un message publicitaire, il faut une idée simple, directe, éliminer tout ce qui vient polluer l’idée maîtresse. C’est ce qui est le plus difficile en fait. »

6 – Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant créer un jeu ?

« Ne pas vouloir gagner de l’argent avec. »

7 – Pourriez-vous nous donner une petite information sur votre prochain projet ?

« En fait, j’ai beaucoup investi sur le jeu Puzzle Battle. Il existe aujourd’hui une version pour les collectivités, une version boutiques spécialisées (France, Belgique, Italie). Une version surdimensionnée présente dans une centaine de ludothèques. La nouveauté, c’est la version américaine développée par Blue Orange, présentée au salon Astratoy de Phoenix Arizona (8-11 juin). La boîte est en métal couleur or, découpée en forme de couronne, avec du relief. C’est la même règle, le même nom et le même logo qu’en Europe. Les illustrations sont plus cartoon et superbement réalisées par Cyril Bouquet. Cela fait qu’elle ne ressemble plus du tout à une boîte de puzzle, mais elle devient en plus un objet décoratif. Blue Orange a choisi de prendre plus de temps pour développer la boîte qui devait être présentée à la Toyfair de New-York. J’espère que le résultat sera à la hauteur de l’investissement. »

Merci Pierre d’avoir répondu aux 7 questions. Pour plus d’information sur Pierre Burtel et les éditions Rosebud : http://www.editions-rosebud.com/

editions-rosebud-logo

 

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