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7 questions à Ludovic Barbe aka Ludtche

Ludtche

 

Au fil des salons de jeux, des événements ludiques,  j’ai toujours fait de bonnes rencontres car il faut le dire que les personnes de cette industrie sont toujours très sympathiques, du moins je n’ai pas rencontré de personnes avec qui le contact ne passait pas jusqu’à maintenant!

Une de mes meilleures rencontres fut celle de Ludovic Barbe dit Ludtche et sa femme Patricia. Ce fut un réel bonheur de rencontrer ces gens du nord, de Bergues précisément qui sont d’une très grande gentillesse et sont derrières les éditions Facily Jeux.

À part l’édition de jeux, Ludtche est ausssi et surtout un créateur de jeux. En  2012 il a sorti Pan, t’es mort ! son premier jeu illustré par Mathieu Collangettes. Ensuite Colis Party sortira en 2014 illustré par le même artiste. Puis tout dernièrement, Ludtche a créé avec Bruno Cathala Dragon Run un jeu illustré par Vincent Dutrait et édité par Blue Orange.

C’est jeux sont des jeux familiaux très sympathiques que je recommande vivement et si vous en voulez plus, pour pouvez participer au financièrement du prochain jeu de Ludtche : Rythm ‘n’ Play.

Voici le lien pour le financement participatif : http://fr.ulule.com/rnp/

Voici donc les 7 questions à Ludovic Barbe aka Ludtche

1 – Quel âge aviez-vous lorsque vous avez joué à votre premier jeu de société et qu’était-il ?

“Avec mon prénom j’étais prédestiné à jouer ! Mon premier jeu de l’ère moderne fut  » Citadelle » comme beaucoup, je crois et je devais avoir aux alentours de 30 ans…”

2 – Pourquoi et comment avez-vous décidé de créer des jeux ?

“A cause ou grâce aux amis. Me voyant passionné de jeux ils m’ont « forcé » à en créer… Et de fil en aiguille  » Pan, t’es mort !  » a vu le jour…”

3 – Quel sont vos 3 jeux de société favoris et pourquoi ?

“Difficile de répondre mais, je dirais : « Neuroshima Hex » (jeu auquel nous jouons le plus avec ma douce et tendre Patricia), « Les Aventuriers du Rail » de part sa simplicité et pouvant réunir beaucoup de non-joueurs et un bon « Time’s Up  » reste excellent en grand groupe… Mais ma ludothèque compte environ 300 jeux et tous sont joués au moins une fois par an !”

4 – Pour vous quelle est la meilleure combinaison d’un jeu à succès ?

“De belles illustrations, une mécanique originale bien adaptée au thème et surtout son envie d’y rejouer tout simplement !”

5 – Comment procédez pour créer un jeu ?

“Je n’ai pas beaucoup d’expérience de ce côté-là ! Mais les jeux que je crée proviennent d’un « déclic  » !  » Pan, t’es mort ! » provient de notre petit-fils qui jouait à  » Pan, t’es mort !  » comme beaucoup de petits garçons. «  Colis Party  » provient de  » Bienvenue chez les Chti’s « , vu que nous sommes de Bergues et de notre fils qui est facteur. Ensuite je cherche une mécanique qui s’adapte bien…”

6 – Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant créer un jeu ?

“De le faire par passion et de faire plaisir aux gens. Si le but est de gagner de l’argent c’est voué à l’échec à 95%…”

7 – Pourriez-vous nous donner une petite information sur votre prochain projet ? (cette question a été répondue avant la sortie de Dragon Run)

“En tant qu’auteur seul et si « Colis Party  » devient rentable, le prochain jeu sera dans le thème musical ( je suis musicien amateur). Par contre, un jeu avec un grand auteur (Bruno Cathala)  est en cours et sera sur le thème d’un groupe d’aventuriers poursuivi par un dragon: Dragon Run

Merci Ludtche pour avoir répondu aux 7 questions. N’oubliez pas le financement participatif pour R ‘n’ P : http://fr.ulule.com/rnp/

Pour en savoir plus sur Facily Jeux: http://www.facilyjeux.com/index.php?lang=fr

R 'n' P

7 questions à Philippe Keyaerts

Philippe Keyaerts
Philippe Keyaerts

Dans le monde du jeu moderne, il y a un jeu sorti en 2009 qui reste toujours un grand succés auprès de beaucoup de joueurs au mème titre que Carcasonne, ou Les Aventuriers du Rail. Il sagit de Small World édité par Days of Wonder et illustré par Miguel Combria. 

Malgré son titre en Anglais, Small World et ses extensions ont été créés par un Francophone Belge: Philippe Keyaerts.

Philippe est connu également pour d’autre jeux comme Evo, Olympos, Vinci et plus recement Twin Tin Bots un jeu où vous programmez des robots afin de récolter des minéraux.

J’ai eu la chance de rencontrer et de jouer avec Philippe lors du LudiNord 2014.

Ce père de famille, qui vit à Bruxelles, est professeur de mathematiques et cela se ressent lorsqu’on joue avec lui, son analyze des possibilités l’a fait gagner à chaque fois! Mais ce fut un plaisir de perdre contre lui et de le voir jouer.

Voici donc les 7 questions à Philippe Keyaerts.

1.    Quel âge aviez-vous lorsque vous avez joué à votre premier jeu de société et qu’était-il ?

J’ai un vague souvenir d’un jeu de l’oie à l’ancienne (avec des oies), chez mon grand-père. Je devais avoir trois ans.

2.    Pourquoi et comment avez-vous décidé de créer des jeux?

C’est venu assez naturellement. Je joue énormément et j’ai tendance à analyser un jeu, ses mécanismes, l’agencement général. De temps en temps arrive l’envie d’un jeu qui n’existe pas et un jour on saute le pas.

3.    Quel sont vos 3 jeux de société favoris et pourquoi ?

Puerto Rico pour son rythme, l’agencement élégant de ses mécanismes – un chef d’œuvre.

Acquire, le grand ancêtre, qui possède déjà toutes les qualités d’un jeu moderne.

Imperial, pour son mélange assez unique de bourse et de diplomatie.

Il y en aurait d’autres. J’ai choisi trois classiques auxquels je joue encore volontiers. Mais j’ai également beaucoup pratiqué les Échecs, Catane, Full Métal Planète, Citadelle

4. Pour vous quelle est la meilleure combinaison pour un jeu à succès ?

 Star Wars, plein figurines et le logo du Spiel J.

Je ne crois pas qu’il faut raisonner en terme de succès. Un bestseller est en général un jeu avec un public large. Mais il existe des jeux de niche qui sont très bien construits. Pour un auteur, le succès c’est quand on a réussi à aller au bout de son idée, quand on se dit qu’on peut difficilement faire mieux (ça n’arrive jamais).

5. Comment procédez pour créer un jeu ?

 Il n’y a pas de recette, mais peut-être des étapes.

Ça se passe d’abord dans la tête, je joue avec une envie, une vague idée.

Puis je commence à prendre des notes, éventuellement à manipuler quelques pièces. Pas un proto complet, mais quelques traits sur une feuille, une poignée de pion, quelques cartes. Ça permet de tester un mécanisme, mais surtout de voir si l’idée à du corps ou si ce n’est que de la fumée, qui va se dissiper comme les rêves au réveil.

Tant que je n’ai pas de règles complètes, je joue seul. C’est seulement quand je ne vois plus de défaut que je réuni le premier groupe de test.

Puis c’est le cycle test-modifications, qui peut prendre encore beaucoup de temps.

6. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant créer un jeu ?

S’y mettre. On peut rêver d’un jeu tant qu’on veut, tant qu’on n’a pas mis la main à la pâte on n’a rien. Après tout, on n’a rien à perdre, à part du temps.

La ligne directrice, c’est le plaisir des joueurs. Tout le reste est secondaire : le thème, l’élégance des mécanismes, même leur originalité. C’est aussi un bon test. Est-ce que mon jeu me plaît ? Si oui, il est temps de le montrer à d’autres, si non, ce n’est pas une raison pour l’abandonner, mais il faut le remettre sur l’établi.

7.    Pourriez-vous nous donner une petite information sur votre prochain projet ?

J’ai toujours plusieurs prototype à différents stades de développement. Mais je ne sais jamais quand, ni même si, ils sortiront.

Merci Philippe pour ces réponses et pour plus d’infos sur les jeux de Philippe: http://boardgamegeek.com/boardgamedesigner/49/philippe-keyaerts

7 questions à Vincent Dutrait

Vincent Dutrait. Photo de Derek Thompson
Vincent Dutrait. Photo par lui même

 

Aujourd’hui, c’est encore un de ces magicien de l’illustration qui répond aux 7 questions. Une de ces personnes qui par son travail et son talent nous fait voyager dans des univers différents et qui ajoute une dimension très importante au plaisir de jouer.

Vincent Dutrait qui a partagé sa vie entre la France et la Corée du Sud, est un illustrateur très prolifique et ces illustrations sont toujours très riches. Sorti de l’école Emile Cohl à Lyon en 1997, il y enseignera en tant que professeur de BD et d’illustration. Il a illustré donc un grand nombre de jeux comme, entre autre, Augustus, Mort ou vif, Diplomacy, Tikal II, Longhorn, Madame Ching et également Lewis et Clark de Cédrick Chaboussit.

Voici donc les 7 questions à Vincent Dutrait.

1 . Quel âge aviez-vous lorsque vous avez joué à votre premier jeu de société et qu’était-il ?

“J’étais tout gamin et mes premiers souvenirs de jeux de société qui reviennent ce sont Intrigues à Venise, Les Mystères de Pékin, L’Île Infernale, Canon Noir, entre autres. Et j’ai aussi de bons souvenirs de Dungeons & Dragons, l’Œil Noir, pour les jeux de rôle.”

2 . Pourquoi et comment avez-vous décidé d’illustrer des jeux de sociétés ?

“Au tout début des années 2000, j’ai fait mes premiers pas dans le milieu ludique (depuis 1997 je ne travaillais que pour l’édition jeunesse) pour des jeux de rôle (Guildes 2) et des magazines comme Backstab et D20. De fil en aiguille, j’ai rencontré l’équipe d’Asmodée qui m’a proposé Mort ou Vif. Par la suite j’ai illustré quelques jeux avec une forme d’interruption jusqu’en 2009 et un « retour » dans le monde du jeu avec Water Lily et Tikal 2. Depuis les collaborations s’enchaînent et je travaille sur 3~4 projets de jeux par an.”

3 . Quel sont vos 3 jeux de société favoris et pourquoi ?

“Il y en a beaucoup… mais pour synthétiser, je dirais Les Aventuriers du Rail, Tikal 2 et tout récemment Robinson Crusoé. J’apprécie aussi beaucoup de petits jeux de cartes, les jeux à deux, ceux dits abstraits. Mais, trop souvent accaparé par des montagnes de choses à faire, je manque de temps pour jouer et j’ai un faible pour les jeux qui procurent un grand sentiment d’accomplissement. Ceux au plaisir sans cesse renouvelé par la diversité des approches, ceux qui font vivre une expérience. Même si je rate ma partie, je souhaite avoir au final une certaine satisfaction d’avoir mené à bien un développement, une histoire. Et ce sans prise de tête excessive. Aussi, très sensible aux images et au sens qu’elles transmettent, j’ai besoin d’univers forts et immersifs aux esthétiques abouties et soignées.”

4 . Pour vous quel est la meilleure combinaison pour un illustrer un jeu avec succès ?

“Voilà une équation bien délicate. Au fil des collaborations, il me semble avoir cerné plusieurs paramètres dont trois essentiels. Le premier c’est une histoire de curseur. Trouver – en amont – le bon ton, la bonne démarche pour coller au plus près du jeu et de ce qu’il dégage. Quelle est la cible ? Le jeu est-il dit familial ou plus axé joueurs avancés voire marathoniens ludiques ? Quelle sera l’optique la plus adaptée aux images ? Une gymnastique capitale pour mettre le projet sur de bons rails. Ensuite c’est plus technique. L’illustration est au service du jeu, comme pour une couverture de romans ou pour un album jeunesse illustré. A la différence que pour le jeu, l’illustration doit asseoir et transmettre une mécanique. Le rapport entre la structure, le matériel et les rouages du jeu et l’impact des images est très très important. L’illustration ne doit pas parasiter le bon déroulement de la partie mais au contraire le rendre fluide, l’illustration doit être parfaitement lisible, à distance ou en main pour donner corps à une action, un effet, un personnage, un environnement en place… Pour finir, je n’illustre pas un jeu que pour un éditeur mais plutôt pour les joueurs. Il faut bien garder en tête que l’illustration doit transmettre et partager les intentions de l’auteur, l’histoire racontée, l’univers dépeint. Je peux communiquer avec les joueurs via les couleurs, cadrages, mises en scènes et choix de représentation.”

5 . Comment procédez-vous pour illustrer un jeu ?

“Tout d’abord, tout en réunissant docs et références, je souhaite jouer au jeu. Et ce même à l’état de proto très basique. Cela me permet de mieux comprendre la mécanique mais surtout saisir le « feeling » autour de la table, ce que vont dire les joueurs, comment le jeu va être « verbalisé », les gestes qui seront accomplis. C’est très important car les illustrations ne sont pas destinées à être vues sur écran ou uniquement en main. Un jeton passera peut-être le plus clair de la partie posé sur la table, une carte elle retournée, un plateau vu sous plusieurs angles et points de vue. J’ai besoin de comprendre l’utilisation qui sera faite de mes images pour les agencer au mieux. Une fois que le ton et la ligne directrice est calée, je crayonne tout, plateaux, cartes, tuiles, etc. Je travaille avec l’éditeur pour ajuster tout ceci car même avec une bonne vision d’ensemble d’un jeu, il n’est pas toujours évident d’en capter toutes les subtilités et les discussions se révèlent toujours constructrices. Ensuite je sors mes peintures et pinceaux, mon papier, et me lance dans la mise en couleurs que l’on qualifie de « traditionnelle ». Je n’utilise le numérique et l’ordinateur que pour ajuster les crayonnés par exemple ou préparer mes images à l’impression.”

6 . Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant illustrer un jeu de société ?

“S’abreuver d’images, continuellement. Être curieux. Jouer, beaucoup jouer et s’impliquer, s’engager. Le monde du jeu est codé, avec ses succès et ses plantages, ses habitudes et ses traditions, ses modes et ses piliers. Je suis avec une grande attention tout ce qui se fait et se dit via les forums, sites, blogs, vidéos. Non pas pour être toujours à la page mais plutôt pour mieux comprendre et apprendre, développer et enrichir mon imaginaire et mes techniques, afin de proposer aux joueurs de nouvelles expériences et de nouvelles approches par le biais de mes illustrations.”

7 . Pourriez-vous nous donner une petite information sur votre prochain projet ?

“Ces temps-ci, je travaille avec acharnement sur un scénario pour le jeu TimeStories de Manuel Rozoy chez les Space Cowboys. C’est complexe et particulièrement dense, très narratif. Il y a beaucoup de cartes et certaines composent de grands panoramas dans lesquels les joueurs vont progresser. C’est un univers et une aventure médiéval-fantastiques dans le même esprit que Dungeons & Dragons. Je suis d’ailleurs enchanté de me replonger dans ces ambiances fantastiques et étranges et espère faire briller les yeux des joueurs !”

Merci Vincent pour ton temps. Pour plus d’informations sur le travail de Vincent : http://www.vincentdutrait.com/

V. Dutrait atelier

7 questions à Mathieu Leyssenne

Photo du Sud Ouest
Photo du Sud Ouest

Quand on a un jeu qui n’a pas une bonne illustration, soit on ne l’achète pas ou on y joue pas. Et si on a un jeu avec une superbe illustration mais que le mécanisme n’est pas intéressant, on y joue qu’une fois et/ou on le revend !! Il existe des jeux qui combinent un bon mécanisme et de superbes illustrations. Parmi ces jeux, un me vient en tête tout de suite : Jamaica un jeu de Bruno Cathala, Sébastien Pauchon et Malcom Braff. Il s’agit d’un bon jeu familial qui a toujours sa place dans notre famille et qui est un régal visuel .

On doit ces superbes illustrations à Mathieu Leyssenne qui répond aujourd’hui aux 7 questions. Mathieu vit à Bordeaux où il est illustrateur freelance depuis 2001. Mathieu a illustré des jeux comme : Metropolys, Souk, Chinatown et dernièrement Le Lièvre et la Tortue. Bien sûr l’incontournable est l’illustration de Jamaica, un délice pour les yeux. Le soucis du détails sur le plateau vous emporte en Jamaïque dans le monde de la piraterie dès que vous commencez à y jouer. Le travail de Mathieu pourrait faire l’objet d’une exposition avec d’autre de ses contemporains. Je vous invite à utiliser les liens à la fin de l’interview pour explorer son travail.

Voici donc les 7 questions à Mathieu Leyssenne.

1 . Quel âge aviez-vous lorsque vous avez joué à votre premier jeu de société et qu’était-il ?
« J’ai commencé avec les classiques, petits chevaux, dames… On jouait pas mal en famille, j’ai le souvenir enfant de grandes parties de Monopoly, la Conquête du Monde, Destins, Cluedo,… »

2 . Pourquoi et comment avez-vous décidé d’illustrer des jeux de société ?
« C’était pas vraiment un choix au départ. Je voulais faire de l’illustration, mais je visais plutôt l’édition de livres jeunesse ou le jeu de rôles. Et puis un copain, Julien Carette, est un jour allé montrer son book chez Asmodée. Parmi ses travaux, y avait une planche de BD que j’avais mise en couleur. Ça a apparemment bien plu, et ils m’ont contacté peu de temps après pour travailler sur mon premier jeu, ‘Les fils de Samarande’. Mais les choses ont vraiment démarré avec GameWorks, et les jeux ‘Animalia’ et ‘Jamaica’. Je ne me souviens plus trop comment ils sont tombés sur mon travail. Mais après ça, les commandes sont arrivées assez régulièrement, surtout des projets avec des animaux, des pirates, ou des animaux pirates. »

3 . Quel sont vos 3 jeux de société favoris et pourquoi ?
« Agricola d’abord, parce que l’intérêt est sans cesse renouvelé, avec l’attribution des cartes au départ. Avec un système de mise en place / rangement automatique, je le trouverais parfait. Les Aventuriers du Rail ensuite. Même si je n’y joue pratiquement plus aujourd’hui, c’est peut-être le jeu qui m’a le plus occupé. C’est vraiment simple, ça s’explique en 2 minutes, même à quelqu’un qui n’y connaît rien, et ça se joue très bien à deux. Et enfin Citadelles. »

4 . Pour vous quel est la meilleure combinaison pour illustrer un jeu avec succès ?
« Il ne suffit pas que les illustrations soient jolies et qu’elles définissent un univers intéressant, il faut aussi que ce ne soit pas au détriment de la jouabilité, et qu’elles s’adaptent bien aux mécanismes du jeu. C’est important d’avoir de bons échanges avec l’éditeur, pour qu’on puisse travailler ensemble là-dessus. »

5 . Comment procédez-vous pour illustrer un jeu ?
« En général on me donne un brief, élément par élément, un thème, des contraintes liées au gameplay,… Ensuite je prépare des croquis, on en discute et je fais des éventuelles modifs. je passe ensuite à un rough couleur, qu’on valide aussi, et je finalise. »

6 . Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant illustrer un jeu de société ?
« Méfie-toi du plateau ! On a toujours l’impression qu’on va faire ça en un rien de temps, et un mois après on est toujours dessus… »

7 . Pourriez-vous nous donner une petite information sur votre prochain projet ?
« Je ne sais pas trop si je peux parler du jeu lui-même, alors dans le doute, je vais juste dire que ce sera un nouveau jeu édité par Benoît Forget chez Purple Brain. »

Merci Mathieu pour avoir répondu aux 7 questions. Pour plus d’information sur le travail de Mathieu Leyssenne: http://legrandvrac.blogspot.fr/

http://www.aniii.com/illus04.html

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7 questions à Marie Cardouat

Photo prise par Lazlo Molnar
Photo prise par Lazlo Molnar

Marie Cardouat

C’est avec énormément de plaisir que je vous présente aujourd’hui une artiste que j’apprécie personnellement pour son travail d’illustratrice en générale et pas uniquement pour l’illustration qu’elle a fait de jeux : Marie Cardouat.

Marie est une jeune illustratrice qui s’est fait un nom dans le milieu du jeu avec l’illustration du jeu Marrakech de Dominique Ehrhard en 2010 et surtout avec l’illustration de Dixit de Jean-Louis Roubira en 2008. Juste pour information, Dixit a été le choix numéro un du petit sondage que j’ai fait le mois dernier ! Bien sur Marie n’illustre pas que des jeux et je vous invite à visiter son blog pour voir tout son travail. Vous pourrez aussi apprécier le travail de Marie avec le dernier jeu qu’elle a illustré : Steam Park sorti fin 2013.

Voici donc les 7 questions à Marie Cardouat.

1- Quel âge aviez vous lorsque vous avez joué à votre premier jeu de société et qu’était-il ?

« Houla ! c’est bien loin, je ne me souviens pas vraiment, mais sans doute un des jeux classiques qui existaient à cette époque. Je me rappelle que mon père nous faisait jouer au 7 et demi, mais avec quoi j’ai commencé réellement, je ne m’en souviens pas ! Je jouais plus aux billes et aux osselets qu’aux jeux de société à proprement parler…En réalité je n’ai découvert les jeux de société modernes que très tard, grâce à Dixit qui m’a mis le pied dans cet univers et m’a permis de réaliser à quel point l’éventail était large, et surtout qu’il existait des jeux vraiment différents des classiques Monopoly, Mille bornes ou Trivial Poursuite ! »

2- Pourquoi et comment avez vous décidé d’illustrer des jeux de sociétés ?

« Je ne l’ai pas décidé en fait : cela a été un hasard. J’étais illustratrice en free lance, fraichement sortie des Arts Déco de Strasbourg ; j’étais plutôt dans l’illustration des livres pour enfant et des cartes postales ; et je suis tombée un jour sur une annonce d’un éditeur qui cherchait un illustrateur pour illustrer des cartes pour un jeu de société…j’ai envoyé mon book, et Régis Bonnessée, Mr Libellud, m’a appelé : l’aventure Dixit commençait ! 🙂

Par la suite grâce au succès de Dixit j’ai eu le plaisir d’être appelée pour faire d’autres jeux, et voila comment je sévis encore parfois dans ce milieu. Mais ça ne m’empêche pas de continuer à travailler sur les autres supports comme les cartes, les livres, les affiches ou les pochettes d’album etc, car j’aime justement cette possibilité de pouvoir changer : je ne m’ennuie jamais ! »

3- Quel sont vos 3 jeux de société favoris et pourquoi ?

« Hummm…difficile à dire…c’est plus facile de dire un style de jeu : j’aime beaucoup les party games et les jeux familiaux. Je ne suis pas branchée jeux hard core qui durent 5 heures 😉

J’aime m’amuser et communiquer. Aller, pour dire quand même quelques titres en vrac de jeux que j’aime : Dixit parce que…ben parce que Dixit 😉 C’est simple, c’est bien pensé, et ça peut même être très drôle.

Thèbes parce que j’y rejoue avec plaisir chaque fois, Les aventuriers du Rail et Isla Dorada pour l’aventure, Handy ( un jeu débile presque introuvable, avec des doigts et des boules) Mito ou Tokyo Train pour les tranches de rire que ça déclenche, et 7 Wonders que j’ai adoré aussi. Bon, ok ca fait plus de 3 !

Il ya tellement de jeux différents, difficile de faire un choix restreint 😉 »

4- Pour vous quel est la meilleure combinaison pour illustrer un jeu avec succès ?

« Je ne crois pas qu’il y ait une combinaison prédéfinie pour chaque projet car les situations varient…Mais basiquement je pense qu’il vaut mieux déjà connaitre le jeu, les règles pour déjà comprendre ce qu’on va faire. Ensuite il faut une thématique qui soit plaisante à illustrer, en tous cas qui me parle (exemple pour Steam Park, quand l’éditeur m’a parlé de parc d’attraction, j’ai sauté au plafond :p ). Je trouve également que le fait d’avoir une bonne entente et une bonne communication avec l’éditeur ou le DA en charge du projet, ça aide beaucoup à travailler dans de bonnes conditions et donc à faire un travail satisfaisant, que l’on se plait à faire 🙂

Evidemment si c’est un jeu auquel on est impatient de jouer parce rien qu’a avoir essayé le prototype, on a trouvé ça chouette, c’est encore mieux !

Bref à mon avis finalement ce qu’il faut c’est l’envie, l’enthousiasme, et du travail, finalement comme pour beaucoup de choses 🙂 »

5- Comment procédez vous pour illustrer un jeu ?

« Généralement, on me donne un brief, si il y a un proto j’y joue ou alors j’étudie les règles, et après, c’est de la recherche, des univers, des persos etc. Je propose des crayonnés en tenant compte des désirs de l’éditeur et des exigences du jeu, et si c’est ok je passe à la couleur. Je travaille en « tradi », c’est à dire à la main, en peinture, sur des supports papier que je scanne ensuite pour les envoyer à l’éditeur. Et voila ! »

6- Quel conseils donneriez vous à quelqu’un souhaitant illustrer un jeu de société ?

« Vas-y fonce, il y a de bonnes surprises. Accroche toi, travaille et amuse toi 🙂 « 

7- Pourriez vous nous donner une petite information sur votre prochain projet ?

« Il y a plusieurs projets, mais à l’état d’embryon : peut être quelque chose du côté de l’Asie, mais encore totalement indéfini, et en France un jeu avec Monsieur Ludo Maublanc, chez Funforge : quelque chose de fun et poétique avec des nuages et des doigts 😉 Mais c’est pas encore commencé, alors il va falloir attendre un peu :p

Et par ailleurs, d’autres projets dans d’autres univers que celui du jeu, mais ça ça vous intéressera moins du coup 😉 »

Merci beaucoup Marie pour avoir pris le temps de répondre aux 7 questions. Pour en savoir plus sur le travail de Marie Cardouat suivez ce lien:

https://www.facebook.com/MarieCardouatIllustratrice

Dixit